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Le cadre de rachat de l’électricité photovoltaïque vient de connaître l’une de ses évolutions les plus marquantes depuis sa création. L’arrêté du 1er juin 2026 rebat les cartes du dispositif S21, en place depuis octobre 2021, et change durablement la donne pour les particuliers et les professionnels qui envisagent un projet solaire. Chez Adeena, nous faisons le point avec vous sur ces nouvelles règles, leurs conséquences concrètes et la manière d’adapter votre projet en conséquence.
Cinq évolutions réglementaires qui changent la donne pour votre projet photovoltaïque.
Les installations de puissance inférieure ou égale à 9 kWc ne peuvent plus bénéficier du dispositif de revente totale.
Le dispositif S21 est désormais limité aux installations jusqu’à 100 kWc.
Le tarif de rachat du surplus comme de la totalité est fixé à 1,1 c€/kWh.
Le mécanisme d’obligation d’achat, qu’on appelle aussi le « guichet ouvert photovoltaïque », est encadré par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE). Concrètement, l’État garantit aux producteurs un prix de rachat pour l’électricité solaire qu’ils ne consomment pas eux-mêmes, et ce sur une durée de contrat de 20 ans.
Pour éviter que ce soutien public ne devienne disproportionné au regard de la baisse des coûts de production, les tarifs sont recalculés chaque trimestre selon une formule qui combine trois leviers :
C’est cette logique qui explique la baisse continue observée depuis 2024, et qui a conduit à l’ajustement radical de juin 2026.
Pour qu’une installation solaire reste éligible au rachat réglementé, plusieurs critères doivent être respectés :
À noter : la Corse et les territoires ultramarins (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte, Wallis-et-Futuna, Saint-Pierre-et-Miquelon) relèvent d’un arrêté spécifique distinct, daté du 5 janvier 2024.
Autre point de vigilance : depuis le 28 mars 2025, les installations de 9 kWc ou moins ne peuvent plus opter pour la revente totale de leur production. Seule l’autoconsommation avec vente du surplus reste accessible à cette catégorie.
Jusqu’ici, les tarifs variaient selon la puissance de l’installation (catégories Ta pour les petites puissances, Tb pour les puissances intermédiaires) et selon le mode de vente choisi (surplus ou totalité). Depuis le 5 juin 2026, cette distinction disparaît au profit d’un tarif unique.
| Puissance | Avant le 28/03/25 | Avril–juin 2026 | Depuis le 05/06/26 |
|---|---|---|---|
| ≤ 9 kWc | 12,69 c€/kWh | 4,00 c€/kWh | 1,1 c€/kWh |
| > 9 et ≤ 100 kWc | 7,61 c€/kWh | 4,73 c€/kWh | 1,1 c€/kWh |
| Puissance | Avant le 28/03/25 | Avril–juin 2026 | Depuis le 05/06/26 |
|---|---|---|---|
| ≤ 9 kWc | 8,39 à 9,87 c€/kWh | ✖ Non éligible | ✖ |
| > 9 et ≤ 36 kWc | 12,95 c€/kWh | 8,05 c€/kWh | 1,1 c€/kWh |
| > 36 et ≤ 100 kWc | 11,26 c€/kWh | 7 c€/kWh | 1,1 c€/kWh |
Ce tarif unique de 1,1 c€/kWh est assorti d’une revalorisation annuelle de 2 % sur toute la durée du contrat de rachat, fixée à 20 ans.
Autre annonce de poids : la prime à l’investissement versée aux installations en autoconsommation avec vente du surplus n’existe plus depuis le 5 juin 2026. Pour mémoire, cette prime pouvait encore atteindre, au premier trimestre 2026, jusqu’à 120 €/kWc pour les installations entre 9 et 36 kWc, et 60 €/kWc pour celles entre 36 et 100 kWc.
Sa suppression marque une rupture nette avec la philosophie initiale de l’arrêté S21, qui visait justement à inciter au développement de l’autoconsommation via ce coup de pouce financier.
Publiée le 13 février 2026, la troisième Programmation Pluriannuelle de l’Énergie redessine le cadre des soutiens publics à la filière solaire pour les années à venir.
Jusqu’en 2028, la puissance maximale soutenue (appels d’offres et arrêtés tarifaires confondus) est plafonnée à 2,9 GW par an, répartis ainsi :
Après 2028, le dispositif évoluera vers davantage d’appels d’offres dédiés (sol, bâtiment, et un appel d’offres neutre technologiquement ouvert au solaire, à l’hydroélectrique et à l’éolien terrestre), tandis que les projets d’agrivoltaïsme bénéficieront de leurs propres appels d’offres.
Les installations de 100 kWc ou moins, elles, continueront de relever des arrêtés tarifaires classiques mais avec les nouvelles conditions que nous venons de détailler.
Ambition affichée par la PPE 3 : multiplier par trois la puissance solaire installée en France d’ici 2035.
Pour les particuliers comme pour les professionnels, ces évolutions invitent à repenser la logique économique d’un projet photovoltaïque :
Les règles évoluent vite, et il n’est pas toujours simple de s’y repérer pour estimer la rentabilité réelle d’un projet solaire. Chez Adeena, nos experts analysent votre profil de consommation, dimensionnent votre installation en fonction des nouvelles règles en vigueur et vous accompagnent à chaque étape, de l’étude de faisabilité jusqu’à la mise en service.