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Rénover un bâtiment tertiaire coûte cher. Entre les travaux d’isolation, le remplacement des systèmes de chauffage et la mise aux normes, la facture grimpe vite. Pourtant, il existe un levier financier trop souvent sous-exploité par les entreprises et les collectivités pour financer leur CEE rénovation énergétique tertiaire, les Certificats d’Économies d’Énergie, plus connus sous le nom de CEE.
Bien utilisés, les CEE permettent de réduire significativement le coût d’un projet de rénovation énergétique tertiaire. Mais encore faut-il savoir comment les intégrer dès la phase de réflexion, et non pas les découvrir une fois les travaux commencés. Dans cet article, nous vous expliquons comment construire une stratégie de rénovation qui tire pleinement parti de ce dispositif.
Tout d’abord, il est utile de rappeler ce que sont les CEE. Le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie a été mis en place par l’État pour inciter les fournisseurs d’énergie (électricité, gaz, fioul…) à financer des actions d’économie d’énergie chez leurs clients. Concrètement, ces fournisseurs, appelés « obligés », doivent atteindre des objectifs de réduction de consommation. Pour cela, ils financent une partie des travaux de rénovation réalisés par les particuliers, les entreprises et les collectivités.
Ainsi, chaque opération de rénovation énergétique éligible génère un volume de CEE, qui se traduit ensuite par une prime financière. Ce mécanisme concerne aussi bien le secteur résidentiel que le secteur tertiaire, avec des fiches d’opérations standardisées propres à chaque type de bâtiment.
En général, beaucoup de gestionnaires de bâtiments tertiaires pensent aux CEE une fois les travaux déjà engagés, voire terminés. Or, c’est une erreur qui peut coûter cher. En effet, certaines démarches doivent impérativement être réalisées avant la signature du devis, sous peine de perdre le bénéfice de la prime.
C’est pourquoi il est essentiel d’intégrer la réflexion CEE dès la phase de définition du projet, et non comme une simple option de financement en fin de parcours.
Par ailleurs, connaître les fiches CEE applicables à votre bâtiment permet aussi d’orienter vos choix techniques. Certaines solutions, comme les pompes à chaleur ou le raccordement à un réseau de chaleur, bénéficient de primes plus élevées que d’autres. Du coup, intégrer cette dimension en amont permet parfois d’arbitrer entre plusieurs scénarios de rénovation, en tenant compte à la fois de la performance énergétique visée et du reste à charge final.
Avant toute chose, un audit énergétique permet d’identifier les postes de consommation les plus importants et les travaux prioritaires. Cette étape est indispensable pour cibler les opérations les plus pertinentes, et donc les plus rentables en termes de CEE.
Ensuite, chaque type de travaux correspond à une fiche d’opération standardisée (isolation, chauffage, ventilation, éclairage…). Il faut donc vérifier que les travaux envisagés correspondent bien à une fiche existante, et respecter les critères techniques exigés (performance minimale des équipements, par exemple).
C’est sans doute l’étape la plus critique. En effet, la demande de prime CEE doit être engagée, c’est-à-dire que le devis doit être signé et daté, avant le début des travaux. Autrement dit, il est impossible de récupérer une prime CEE a posteriori sur des travaux déjà réalisés.
De plus, certains dispositifs comme le Coup de pouce chauffage permettent de bonifier le montant des CEE classiques. Il est donc intéressant de vérifier si votre projet peut être éligible à ce type de bonification, notamment pour le remplacement d’une chaudière au fioul, au gaz ou au charbon.
Enfin, une fois les travaux réalisés, il faut constituer un dossier complet (preuves de réalisation, attestations, factures…) pour permettre le versement effectif de la prime. Cette étape administrative, bien que moins visible, conditionne pourtant le versement final de l’aide.
Oui, et c’est l’un des grands avantages du dispositif. Les CEE sont cumulables avec d’autres aides à la rénovation énergétique, comme les fonds européens, les aides des collectivités locales, ou encore les dispositifs de l’ADEME. Ainsi, une stratégie de rénovation bien construite combine généralement plusieurs sources de financement pour optimiser le reste à charge final.
Pour finir, voici les erreurs les plus fréquentes que l’on observe sur le terrain :
Chez Adeena, nous accompagnons les entreprises et les gestionnaires de bâtiments tertiaires à chaque étape de leur projet de rénovation énergétique. Concrètement, notre accompagnement comprend :
Ainsi, vous bénéficiez d’une stratégie de rénovation cohérente, qui maximise le financement de votre projet tout en respectant vos objectifs de performance énergétique.
Contactez nos experts Adeena pour construire votre projet de rénovation énergétique tertiaire et optimiser vos CEE.